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  • Université Paris-Est Créteil
    Faculté de Lettres et Sciences Humaines
    61 avenue du général de Gaulle
    F- 94010 Créteil cedex
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POCRAM is a research project concerning the various attitudes and positions of the political power to religious conversion. It belongs to the sub-theme “Religions et systèmes mythiques” of the Call for Projects program, more specifically... more
POCRAM is a research project concerning the various attitudes and positions of the political power to religious conversion. It belongs to the sub-theme “Religions et systèmes mythiques” of the Call for Projects program, more specifically connected to “questions of religious transfers” and “relationships between religion and the definition of a nation”.
State coercion in religious matters is a hot topic, which often inspires simplistic discourses opposing tolerance and bigotry. Our approach of interplays of political powers and religion is both open minded and focused on historical situations located in a distant past, when an impressive variety of attitudes to conversion were elaborated.
All religions require from their followers recognizable signs of membership, organized in more or less complex and more or less binding systems; these systems, which have been codified across history, make religious changes visible to political authorities, and eventually sensitive to them.
We shall work on religious conversions as much as they can be perceived through such signs. This is why we shall focus on individuals or groups of people changing their adhesion to a religious association, leaving apart the study of conversion as a personal experiment of intellectual or spiritual metamorphosis. By religion, we mean any organized structure based on a specific view of the world and a system of belief. By political power, we mean any form of civic authority or organization, whatever its scale.
Interplays of political powers and religious conversions can happen in many various ways: political power can identify itself with a religious group, collaborate closely with it, as well as it can disqualify it, or confront it. Political attitudes vary according to a complex set of factors depending on the position of religion in human society, on the flow of converted people, on the political and ideological background. However, despite a large number of publications on religious conversion as such, no global study of political interferences exists. A significant number of studies devoted to local situations suggest that the time has come for such a global research project.
We believe that studying the various political attitudes to conversion, seen as a sign of religious changes, can be a privileged way to a better understanding of the situation of religion in any society. We aim to study these attitudes in different settings ranging from the end of Antiquity to the ‘critical years of the European mind’ at the end of the 17th century.
Our starting point is Western Europe and relationships between Christianity (in its many branches) and other religions (Judaism, classic Mediterranean cults, Islam, as well as extra-European religions met by Christianity), and relationships between various branches of Christianity. At some point in the project, scholars working in different cultural fields will be invited to help to see European contexts in perspective.
Our goal is to elaborate a typology of political attitudes to religious conversion, to build up conceptual tools, which could be used by historians to study religious conversion as a key element of religious change. We shall use a comparatist approach, considering specific case studies across time and contexts. The research project is historical at heart, processing situations across a long period of time and a wide geographical area, but dialog with political science, sociology and anthropology is an intrinsic part of it.
Research Interests:
Parmi les travaux sur la persécution des minorités religieuses en Europe occidentale, il n’existait pas d’étude comparative spécifiquement consacrée à un phénomène pourtant récurrent du XIIIe au XVIIe siècles, l’expulsion de ces... more
Parmi les travaux sur la persécution des minorités religieuses en Europe occidentale, il n’existait pas d’étude comparative spécifiquement consacrée à un phénomène pourtant récurrent du XIIIe au XVIIe siècles, l’expulsion de ces minorités. Ce livre s’intéresse aux auteurs de ces expulsions, les États, et invite à une histoire politique de ce phénomène. Sur quelles bases politiques et idéologiques la décision s’élabore-t-elle ? Quelles constructions théologiques et juridiques permettent de justifier cet acte qui rejette des sujets hors des terres de leur souverain ?
De la France de Philippe Auguste à celle de Louis XIV, de l’Espagne des Rois Catholiques à la Genève de Calvin et au Saint-Empire de la paix d’Augsbourg, les cas de figure sont divers. L’expulsion est un moyen de pression pour obtenir la conversion du plus grand nombre et faire partir les récalcitrants, ou encore un remède radical au retour en arrière des convertis en supprimant tout contact avec leur communauté d’origine ; elle peut encore adopter la forme du droit à émigrer pour les membres de la minorité. Le déclin et la disparition des expulsions de minorités religieuses sont la première étape d’un mouvement général où les appartenances politiques et sociales ne coïncident plus aussi étroitement avec la confession religieuse.
""Bien que les études morisques aient permis, durant ces dernières années, une meilleure connaissance des morisques selon des approches aussi riches que variées, le thème de la conversion des musulmans d’Espagne au christianisme n’a été... more
""Bien que les études morisques aient permis, durant ces dernières années, une meilleure connaissance des morisques selon des approches aussi riches que variées, le thème de la conversion des musulmans d’Espagne au christianisme n’a été abordé qu’avec timidité. Pourquoi avoir poussé les musulmans à recevoir le baptême, alors qu’il était évident qu’ils n’avaient pas la foi dans le Christ ? Pourquoi avoir expulsé leurs descendants, après tant d’efforts pour les faire rompre avec l’islam ?
Ce livre se propose de comprendre les « règles du jeu » suivant lesquelles les autorités ont tenté d’effectuer l’intégration des musulmans dans la communauté des chrétiens par la conversion, avant d’organiser leur élimination par l’expulsion. Il donne une place centrale au thème de la conversion forcée.
La première partie nous conduit sur le terrain pour cerner le comportement des différents acteurs, chrétiens et musulmans, le poids de la violence et la place de la négociation dans le processus de conversion des musulmans. L’enquête articule la situation locale et les décisions politiques prises par les monarques, sur deux théâtres distincts, d’abord à Grenade puis dans le royaume de Valence. Les deux derniers chapitres rompent avec l’analyse des événements pour les resituer dans la longue durée des relations entre l’Église et les infidèles. Le traité du juriste Fernando de Loazes, composé en 1525 afin de démontrer la validité du baptême des musulmans de Valence, offre une voie d’accès vers la doctrine de l’Église sur les conversions forcées, forgée et mise en application au cours du millénaire qui va de la persécution des juifs par le roi Sisebut, au début du VIIe siècle, jusqu’à celle des juifs du Portugal par Manuel Ier en 1496.
La deuxième partie, « le temps des doutes », est consacrée aux suites de la conversion initiale. On étudie ici la façon dont les autorités chrétiennes conçoivent la conversion, la prise de conscience du caractère forcé des baptêmes, ainsi que les contestations qui s’élèvent contre l’usage de la force, tant de la part des morisques et des seigneurs que du côté des historiens et des théologiens qui poursuivent le débat médiéval sur la conversion des infidèles, débat auquel l’évangélisation des Indiens du Nouveau Monde et la résistance des morisques donnent une nouvelle actualité. Enfin, en remontant aux réflexions des juristes sur le droit de l'expulsion des minorités religieuses, on s’attache à montrer pourquoi la solution de l’expulsion des morisques s’est imposée sur les propositions concurrentes telles que leur extermination ou leur conversion par des méthodes brutales.
Le droit canonique, la théologie et l’historiographie de l’époque apportent ainsi de nouveaux éclairages sur les sources institutionnelles (les rapports des évêques et des inquisiteurs, les délibérations des conseils royaux, les correspondances d’État, etc.) qui, depuis plus d’un siècle, constituent le socle des travaux des historiens dans le domaine de la politique morisque.""
List of contributors : Monique Chatenet, Fanny Cosandey, Jean-François Dubost, Annie Duprat, Sarah Hanley, Alain Hugon, Thomas Kaiser, Katrin Keller, Bénédicte Lecarpentier, Marianna Mouravieva, Michel Nassiet, José María Perceval,... more
List of contributors : Monique Chatenet, Fanny Cosandey, Jean-François Dubost, Annie Duprat, Sarah Hanley, Alain Hugon, Thomas Kaiser, Katrin Keller, Bénédicte Lecarpentier, Marianna Mouravieva, Michel Nassiet, José María Perceval, Marie-Louise Rodén, Maciej Serwanski, Jean-Claude Waquet, Caroline Zum Kolk.
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List of contributors : Alain Corbin (préface), Sylvain Auroux, Jean Baubérot, Daniel Becquemont, Claude Blanckaert, Jacques-Olivier Boudon, Jérôme Grondeux, Oscar A. Haac, Jacqueline Lalouette, Armelle Le Bras-Chopard, Gilles Palsky,... more
List of contributors : Alain Corbin (préface), Sylvain Auroux, Jean Baubérot, Daniel Becquemont, Claude Blanckaert, Jacques-Olivier Boudon, Jérôme Grondeux, Oscar A. Haac, Jacqueline Lalouette, Armelle Le Bras-Chopard, Gilles Palsky, Annie Petit, Paule Petitier, Régine Pla, Philippe Régnier, Roselyne Rey, Nathalie Richard, Michèle Riot-Sarcey, Pascal Riviale, Philipe Riviale, Marie-Claire Robic, Jean-François Zorn.
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La décrétale Ex Litteris de Grégoire IX (1229) fixe le statut de l’enfant d’un couple de juifs dont le père s’est converti : l’enfant doit être baptisé et élevé dans la foi chrétienne. À partir du commentaire de ce texte par le... more
La décrétale Ex Litteris de Grégoire IX (1229) fixe le statut de l’enfant d’un couple de juifs dont le père s’est converti : l’enfant doit être baptisé et élevé dans la foi chrétienne. À partir du commentaire de ce texte par le jurisconsulte Agustinho Barbosa (v. 1640), on s’attache à présenter la norme concernant l’enfant de converti telle qu’elle est issue du travail des commentateurs médiévaux, en mettant en évidence ses liens avec la question plus large des conversions forcées d’enfants. Dans la période post-tridentine, la décrétale Ex Litteris fut réinterprétée afin de permettre au grand-père converti, puis à la grand-mère, « d’offrir l’enfant au baptême » même du vivant des père et mère juifs. Ce travail normatif prend sens, notamment, dans le contexte des pressions exercées par l’Église pour convertir les juifs dans les États pontificaux. L’évolution de la doctrine est jalonnée par une série d’affaires : le cas traité par Martin de Azpilcueta sous Grégoire XIII puis l’affaire tranchée par Benoît XIV en 1751. Les mises au point pontificales montrent, sur la longue durée, un durcissement des normes au détriment des juifs.

The decretal Ex Litteris by Gregory IX (1229) fixes the status of the child of a couple of Jews of whom the father converted to Christianity: the child must be baptised and raised in the Christian faith. According to the comment of this text by the legal adviser Agostinho Barbosa in the 1640s, we attempt here to present the norm concerning the children of a converted parent such as it arises from the work of the medieval commentators, underscoring its links with the wider question of the forced conversion of children. During the post-tridentine period, the decretal Ex Litteris was reinterpreted to allow the converted grandfather, then the grandmother, “to offer the child to baptism”, even in the Jewish father’s and mother’s lifetime. This normative work is related, in particular, with the pressures that the Church exerted to convert the Jews in the papal States. The evolution of the doctrine is punctuated with a series of cases: the case treated by Martin de Azpilcueta under Gregory XIII, then the case settled by Benedict XIV in 1751. The papal clarifications show, on the long term, a hardening of the norms to the detriments of the Jews.
Research Interests:
This paper studies the paratextos of the books of the Dominican nun sor Hipólita de Jesús Rocabertí (1551-1624), in particular the censorships and approvals which aim to authorize the treatises of the nun. These texts give information... more
This paper studies the paratextos of the books of the Dominican nun sor Hipólita de Jesús Rocabertí (1551-1624), in particular the censorships and approvals which aim to authorize the treatises of the nun. These texts give information about the publishing process patronized by fray Tomas de Rocaberti, sor Hipolita’s nephew and Archbishop of Valencia, between 1679 and 1685. They present an image of the author as a woman who did not learn Latin and was helped by divine «superior lights». The representations of female sanctity exposed in the paratexts help to understand why the Congregation of Rites condemned sor Hipolita’s books soon after their publication.

Se estudian los paratextos de las obras de la monja dominicana sor Hipólita de Jesús Rocabertí (1551-1624), en particular las censuras y aprobaciones que constituyen el aparato de autorización de los escritos de la monja. Estos textos nos informan sobre el proceso editorial patrocinado por fray Tomás de Rocabertí, sobrino de sor Hipólita y arzobispo de Valencia, entre 1679 y 1685; y configuran una imagen de la autora como mujer sin estudios de latinidad y ayudada por «superiores luces» divinas. Las representaciones de la santidad femenina que vehiculan estos paratextos ayudan a entender la condenación de la obra por la Congregación de los Ritos poco después de su publicación.

L'article étudie les paratextes des oeuvres de la religieuse dominicaine Hipolita de Jesus Rocaberti (1551-1624), en particulier les censures et approbations qui constituent l'appareil d'autorisation des écrits de la religieuse. Ces textes fournissent des informations sur le processus de publication conduit par le R. Thomas de Rocaberti, neveu de la Mère Hipolita et archevêque de Valence, entre 1679 et 1685. Ils montrent celle-ci comme une femme qui sans avoir étudié le latin, est éclairée par les "lumières supérieures" divines. Les représentations de la sainteté féminine véhiculées par ces paratextes sont un élément d'explication de la condamnation des oeuvres de la dominicaine par la Congrégation des Rites, peu après leur publication.
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In his treatise De Bello Sacro (1602), José Esteve, the bishop of Orihuela, adresses the following question: «Is it allowed to kill one’s heretical father or to denounce him to the Inquisition?» This article studies the corpus of... more
In his treatise De Bello Sacro (1602), José Esteve, the bishop of Orihuela, adresses the following question: «Is it allowed to kill one’s heretical father or to denounce him to the Inquisition?» This article studies the corpus of authorities used by Esteve, showing that, during the 16th century, several influential authors close to the Inquisition firmly established the obligation, for the children of heretics, to denounce them to the Holy Office. Nevertheless, Esteve, facing the resistance of the moriscos of his diocese, resorts to the exegetic literature of the 15th century (Tostado’s commentary on the Deuteronomy) to find an alternative solution.
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Dans le traité De Bello Sacro (1602), l’évêque d’Orihuela, José Esteve, discute la question : « Est-il permis de tuer son père hérétique ou de le dénoncer à l’Inquisition ? » L’étude du corpus d’autorités mobilisé par Esteve montre qu’au long du xvie siècle, plusieurs auteurs influents et proches de l’Inquisition ont fermement établi l’obligation, pour les enfants des hérétiques, de les dénoncer devant les tribunaux. Néanmoins, confronté à la résistance des morisques de son diocèse, Esteve recourt à la littérature exégétique du XVe siècle (le commentaire de Tostado sur le Deutéronome) afin de trouver une solution alternative.
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En el tratado De Bello Sacro (1602), el obispo de Orihuela José Esteve discute la cuestión: «¿está permitido matar a su padre hereje o denunciarlo a la Inquisición?» El estudio del corpus de autoridades que Esteve utiliza en la discusión muestra que, a lo largo del siglo xvi, varios autores influyentes y relacionados con la Inquisición establecieron con fuerza la obligación, para los niños de los herejes, de denunciarles al Santo Oficio. Sin embargo, confrontado con la resistencia de los moriscos de su diócesis, Esteve recurre a la literatura exegética del siglo xv (el comentario de Tostado sobre el Deuteronomio) para encontrar una solución alternativa.

Key words : Spain, 15-16th centuries, Moriscos, Inquisition, Heresy, Canon Law, denunciation, confession
Mots-clefs : Espagne, 15e-16e siècles, morisques, Inquisition, hérésie, droit canonique, délation, confession
Palabras claves :morisco, inquisición, herejía, hijo, delación
The collection of the legal advices (consilia) of the Spanish canonist Martin de Azpilcueta "Doctor Navarrus" (1492-1586) contains about twenty consilia concerning religious minorities, mostly Jews (of the Pontifical State) and secondly... more
The collection of the legal advices (consilia) of the Spanish canonist Martin de Azpilcueta "Doctor Navarrus" (1492-1586) contains about twenty consilia concerning religious minorities, mostly Jews (of the Pontifical State) and secondly Muslims.
Paying attention to these texts helps understanding Navarro's positions concerning the tolerance towards minorities and the enforcement of canonical norms, in the context of the Catholic Reform which insisted on the conversion of  the Infidels.
This paper presents the first results of a research in progress, studying four questions :
- is it licit to sale to the Jews myrtle for the feast of Sukkot ?  (= the trade of goods related to non-christian rites)
- is the condition of "purity of blood" - requested by the Order of Minims to select the candidates to religious profession -  licit ? (= discriminations and forced conversions)
- what is the inheritance that a converted son can obtain from his Jewish parents ? (= the legal consequences of conversion and the interpretation of the papal bull Cupientes Iudaeos of 1542)
- does a converted grand-father have the right to "offer" his grand-son to baptism in spite of the opposition of the Jewish mother ? (= the religious statute of a child of Infidels when a conversion to catholicism occurs in his close family)
The paper proposes a reading of the religious clauses of the capitulations for the surrender of Granada (25 November 1491). It questions the idea, commonly accepted in historiography, that the capitulations established the respect to the... more
The paper proposes a reading of the religious clauses of the capitulations for the surrender of Granada (25 November 1491). It questions the idea, commonly accepted in historiography, that the capitulations established the respect to the laws and to the religion of the vanquished and that, therefore, the acts which led to the conversion of the Muslims of Granada in 1499-1501 violated the same capitulations.
The comparison between the requests of king Boabdil and the text signed by the Catholic Kings clarifies, on the basis of canon law, the position of the Kings on such important issues as the modalities of Islamic cult, the distinctive signs of identification, the prohibition of forced conversions and the statute of men and women converted from Christianity to Islam (elches). It aims at showing that the capitulations, far from fixing the religious situation in Granada, established Christian domination and opened the way to a dynamics of conversion of the Muslims, and to the recovery of the elches by the Church.

Key words: Granada, Catholic Kings, capitulations, Islam, adhan, canon law, forced conversions.
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El artículo propone una lectura de las cláusulas religiosas de las capitulaciones para la entrega de Granada (25 de noviembre de 1491). Se pone en tela de juicio la idea, comúnmente aceptada en la historiografía, de que las capitulaciones establecían el respeto a las leyes y a la religión de los vencidos y que, por lo tanto, las actuaciones que llevaron a la conversión de los musulmanes de Granada en los años 1499-1501 violaron las mismas capitulaciones. La comparación entre las peticiones del rey Boabdil y el texto firmado por los Reyes Católicos, apoyada sobre el derecho canónico, permite aclarar la posición de los Reyes en puntos tan decisivos como las modalidades del culto islámico, las señales de identificación, la prohibición de las conversiones forzadas y el estatuto de los hombres y mujeres convertidos del Cristianismo al Islam (elches). Se intenta demostrar que las capitulaciones, lejos de fijar la situación religiosa en Granada, establecían la dominación cristiana, abriendo el paso a una dinámica de conversión de la población musulmana y a la recuperación de los elches por la Iglesia.

Palabras clave: Granada, Reyes Católicos, capitulaciones, Islam, adhan, derecho canónico, conversiones forzadas.
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Les droits des vaincus. Les capitulations de Grenade (1491)

L'article propose une lecture des clauses religieuses des capitulations pour la reddition de Grenade (25 novembre 1491). Il remet en question l'idée habituellement acceptée par l'historiographie, que les capitulations établissaient le respect des lois et de la religion des vaincus et que, par conséquent, les actions qui menèrent à la conversion des musulmans de Grenade en 1499-1501 constituèrent des violations de ces capitulations. La comparaison entre les demandes du roi Boabdil, le texte signé par les Rois Catholiques et les normes du droit canonique éclaire la position des Rois sur des thèmes majeurs tels que les modalités du culte islamique, les signes distinctifs d'identification, l'interdiction des conversions forcées et le statut des hommes et des femmes passés du christianisme à l'islam (elches). Elle montre que les capitulations, loin de geler les appartenances religieuses à Grenade, instituaient la domination chrétienne et ouvraient la voie à une dynamique de conversion des musulmans ainsi qu'à la récupération des elches par l'Eglise.

Mots clefs : Grenade, Rois Catholiques, capitulations, islam, adhan, droit canonique, conversions forcées."
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Zur Rechte der Besiegten. Zur Kapitulation von Granada (1491)
Unser Vorschlag stützt sich auf einen Vergleich zwischen dem Vorbringen Boabdils und dem Text des Kapitulationsabkommens. Die Klauseln, bei denen es dem Nasridenkönig um die eigene Religion zu tun war, sollten die totale Unterlegenheit der Muslime in Zeiten christlicher Herrschaft vermeiden, vor allem die Religionsausübung sicherstellen und die Übertragung islamischen Gedankenguts vom Vater auf den Sohn garantieren. Für die Abfassung solcher Bedingungen musste sicherlich auf geschulte Juristen zurückgegriffen werden. Wie wir sehen werden, modifizierten die Katholischen Könige in ihrer Antwort an das Oberhaupt der Muslime mit aller Vorsicht die Punkte, die auch nur in etwa die Dynamik der Konversion behindern könnten. Es gilt nun, jede dieser Abänderungen wie auch die Klauseln selbst am kanonischen Recht zu messen.
""ERRATUM : the complete title of Bleda's treatise is "Defensio Fidei in causa Morischorum Regni Valentiae totiusque Hispaniae". Mots clefs : Morisques, minorités religieuses, droit canonique, hérésie, infidélité religieuse,... more
""ERRATUM : the complete title of Bleda's treatise is "Defensio Fidei in causa Morischorum Regni Valentiae totiusque Hispaniae".

Mots clefs : Morisques, minorités religieuses, droit canonique, hérésie, infidélité religieuse, violence.

Modèle de "férocité théologique" pour H. Ch. Lea et l'historiographie postérieure, le traité "Defensio Fidei in causa Morischorum Regni Valentiae totiusque Hispaniae" (1610) du dominicain Jaime Bleda est un livre essentiel pour la justification de l'expulsion des morisques d'Espagne.
Dans cet article, on se propose de sonder l'abondant corpus d'autorités allégué par Bleda sur deux points : d'une part, la caractérisation des morisques comme infidèles, hérétiques et apostats ; d'autre part, l'alternative entre deux propositions qui, selon Bleda, étaient licites pour remédier à l'apostasie des morisques : leur extermination collective et leur expulsion. Loin d'incarner une ligne d'intransigeance maximale en rupture avec une tradition de coexistence religieuse qui, de toutes façons, n'incluait pas les hérétiques, le dominicain se situe ici en continuité avec "l'opinion commune" des Docteurs médiévaux.

Palabras claves: Moriscos, minorías religiosas, derecho canónico, herejía, infidelidad religiosa violencia.

Modelo de “ferocidad teológica” para H. Ch. Lea y la historiografía posterior, la "Defensio fideo in causa Morischorum Regni Valentiae totiusque Hispaniae" (1610) del dominico Jaime Bleda es un libro de la mayor importancia en la justificación de la expulsión de los moriscos de España; sin embargo, falta todavía un estudio pormenorizado de este texto complejo y, en particular, del aparato de citas y autoridades alegadas en la argumentación del autor.
En el presente trabajo, proponemos sondear este corpus de autoridades en dos puntos. En primer lugar, la caracterización de los moriscos como infieles, herejes y apóstatas; en el segundo, la alternativa entre las dos propuestas que, según Bleda, son licitas para remediar a la apostasía de los moriscos: su matanza colectiva y su expulsión. Lejos de representar una línea de intransigencia máxima en ruptura con una tradición de coexistencia religiosa (que, de todos modos, nunca había incluido a los herejes), el dominico queda aquí en una relación de continuidad con la "communis opino" de los doctores medievales.


Key words: Moriscos, religious minorities, canon law, heresy, religious infidelity, violence.

The "Defensio Fidei in causa Morischorum Regni Valentiae totiusque Hispaniae"(1610) by the Dominican Jaime Bleda, example of “theological ferocity” according to H. Ch. Lea and later historiography, is a book of great importance in justifying the expulsion of the Moriscos of Spain. Nevertheless, we still lack a detailed study of this complex text and, in particular, of the apparatus of citations and authorities alleged in the author’s argument.
In this paper, we propose to explore this corpus of authorities on two points. First, the characterization of the Moriscos as infidels, heretics and apostates, then, the alternative between the two proposals which, according to Bleda, are licit solutions to the apostasy of the Moriscos: their collective massacre and their expulsion. Far from being an example of intransigence breaking with a tradition of religious co-existence that, however, never included the heretics, the Dominican appears to be here in continuity with the communis opinio of the medieval doctors.""
""In the XVI and XVII centuries, Spain experienced two modalities of forced conversion : muslim's conversion to Christianity, through forced baptisms during Germanias'revolt in Valencia in 1521 and through muslims'expulsion decrees in... more
""In the XVI and XVII centuries, Spain experienced two modalities of forced conversion : muslim's conversion to Christianity, through forced baptisms during Germanias'revolt in Valencia in 1521 and through muslims'expulsion decrees in 1502 and 1525, that produced a series of mass conversions ; forced apostasy of christians captured by muslim pirates, then brought to North Africa and forced to become muslims. So the excuse of fear and compulsion was used by muslims to produce evidence of the nullity of their baptism and by renegades to be reconcilied with the Church in front of Inquisition trials when they came back to Spain.
The article dwells upon the rules of the canon law about the reason of fear in baptism and in apostasy, and it traces their genesis up to Roman law and anti-Christian persecutions in the IV century. It deepens in particular the XIII century, when the theological notion of the feature of baptism developed: baptism is a brand definitely impressed by God on the individual, even if he gave his consent under death threat.
In the XVI century, the doctrine of consent achieved new developments through Diego of Simancas and Francisco Peña, linking it to the inquisitorial practice. While the doctrine of forced apostasy evolved towards the growing recognition of mitigating circumstances, the doctrine of forced baptism remained blocked by the concept of the seal of baptism, which prevented any step backwards.

Keywords : baptism - conversion – apostasy – violence – consent – Inquisition – renegades


Aux XVIe et XVIIe siècles, l’Espagne connaît deux modalités de la conversion forcée : conversion des musulmans au christianisme, avec les baptêmes forcés lors de la révolte des Germanias de Valence en 1521, ainsi que les décrets d’expulsion des musulmans de 1502 et 1525 qui produisent des conversions en masse ; apostasie forcée des chrétiens capturés par les pirates musulmans puis conduits en Afrique du Nord et passant de force à l’islam. La peur et la contrainte ont ainsi été alléguées par les musulmans comme preuve de la nullité de leur baptême, et par les renégats pour se réconcilier avec l’Église devant les tribunaux d’Inquisition, de retour en Espagne. L’articlé étudie les normes du droit canonique sur l’excuse de la peur dans le baptême et l’apostasie. Il retrace leur genèse en remontant au droit romain et aux persécutions anti-chrétiennes du IVe siècle, et en s’arrêtant sur l’étape du XIIIe siècle. C’est alors que se forme la notion théologique de caractère du baptême, marque définitivement imprimée par Dieu sur l’individu même s’il a donné son consentement sous la menace de mort. Au XVIe siècle, la doctrine sur le consentement connaît de nouveaux développements avec Diego de Simancas et Francisco Peña, en lien avec la pratique inquisitoriale. Tandis que la doctrine sur l’apostasie forcée évolue vers la reconnaissance croissante de circonstances atténuantes, la doctrine sur le baptême forcé reste bloquée par la notion de caractère du baptême, qui empêche tout retour en arrière.

Mots clés : baptême - conversion - apostasie - violence - consentement - Inquisition - renégats


Nel XVI e XVII secolo la Spagna conosce due modalità di conversione forzata: conversione dei musulmani al cristianesimo, con i battesimi forzati nel corso della rivolta dei Germanias di Valenza nel 1521 e con i decreti di espulsione dei musulmani del 1502 e del 1525 che producono una serie di conversioni di massa; apostasia forzata dei cristiani catturati dai pirati musulmani, poi condotti nell’Africa del Nord e costretti a passare all’Islam.La paura e la costrizione sono state così addotte dai musulmani come prova della nullità del loro battesimo e dai rinnegati per riconciliarsi con la Chiesa davanti ai tribunali dell’Inquisizione, al loro ritorno in Spagna.
L’articolo studia le norme del diritto canonico sulla motivazione della paura nel battesimo e nell’apostasia, rintracciando la loro genesi fin nel diritto romano e nelle persecuzioni anti-cristiane del IV secolo, soffermandosi sul
XIII secolo. È allora che si forma la nozione teologica del carattere del battesimo, marchio impresso definitivamente da Dio sull’individuo anche se questi ha donato il suo consenso sotto minaccia di morte. Nel XVI secolo, la dottrina sul consenso conosce nuovi sviluppi con Diego di Simancas e
Francisco Peña, in collegamento con la pratica inquisitoriale. Mentre la dottrina dell’apostasia forzata evolve verso il riconoscimento crescente delle circostanze attenuanti, la dottrina sul battesimo forzato resta bloccata dalla nozione di sigillo del battesimo, che impedisce ogni ritorno indietro.

Parole chiave : battesimo – conversione – apostasia – violenzia – consenso – Inquisizione – rinnegati""
Many Muslims were led to baptism in the summer of 1521 in the kingdom of Valencia, during the revolt of the Germanias. In 1525, Emperor Charles V, advised by an assembly of jurists and theologians, decreed that these baptisms were valid,... more
Many Muslims were led to baptism in the summer of 1521 in the kingdom of Valencia, during the revolt of the Germanias. In 1525, Emperor Charles V, advised by an assembly of jurists and theologians, decreed that these baptisms were valid, and that the converts had to submit to the Catholic faith. That same year, Fernando de Loazes (1497–1568), a jurist and a prosecutor of the inquisition of Valencia, published the "Tractatus super nova paganorum conversione", a legal treatise intended to silence any objection to the validity of the baptisms. This paper analyzes the argumentation developed in this book. Proceeding according to the scholastic method, Loazes first showed that the baptisms were invalid: royal law, papal tolerance, and the lack of consent of the Muslims were his main arguments. However, in the second and third parts of the treatise, he showed on the contrary that the baptisms of 1521 were valid according to canon law, and that they corresponded to the designs of Providence. The argumentation was solidly based on the doctrine elaborated by the canonists and theologians about forced baptisms since the seventh century during the conversions of Jews. This analysis leads to a final question: should canon law dictate a highly political decision to Charles V?
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"La Vida Maravillosa de doña Marina de Escobar, composée par le P. jésuite Luis de la Puente (1554 - 1624) à partir des récits de visions et de révélations de sa fille spirituelle Marina de Escobar (1554 - 1633) à Valladolid en Castille,... more
"La Vida Maravillosa de doña Marina de Escobar, composée par le P. jésuite Luis de la Puente (1554 - 1624) à partir des récits de visions et de révélations de sa fille spirituelle Marina de Escobar (1554 - 1633) à Valladolid en Castille, fut la cible de fortes critiques lors de sa parution en 1665, dans les années de la crise quiétiste. Cependant ce livre écrit dans le contexte d'un tournant décisif de la théologie mystique au début du XVIIe siècle, propose au lecteur, sous la forme attrayante de révélations reçues par une femme, la doctrine et la spiritualité qui s'élaboraient alors dans la Compagnie de Jésus.
Mots-clefs : femmes mystiques, jésuites, confesseurs, hagiographie, autobiographie, visions.

La Vida Maravillosa de doña Marina de Escobar (1665), compuesta por el P. jesuita Luis de la Puente (1554 - 1624) a partir de los relatos de visiones y revelaciones de su hija espiritual, la vallisoletana Marina de Escobar (1554 - 1633), fue recibida con fuertes criticas en los años de la crisis quietista. Sin embargo este libro, escrito en el contexto del giro decisivo de la teología mística al principio del siglo XVII, propone al lector, bajo la forma atractiva de revelaciones recibidas por una mujer, la doctrina y la espiritualidad que se elaboraban entonces en la Compañía de Jesús.
Palabras-claves: Mujeres místicas, jesuitas, confesores, hagiografía, autobiografía, visiones.

The Vida Maravillosa de doña Marina de Escobar, composed by Luis de la Puente s.j. (1554 - 1624) with the accounts of visions and revelations of his spiritual daughter Marina de Escobar (1554 - 1633) from Valladolid (Castile), has been strongly criticised after its publication in 1665, in the years of the controversy about quietist spirituality. And yet this book, written in the context of the turning point of mystical theology in the beginning of the 17th century, offers to the reader the doctrine and the spirituality that were developed at this time in the Company of Jesus, in the appealing form of revelations received by a woman.
Key words: women and mystics, Jesuits, confessors, hagiography, autobiography, visions."
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""The confessors of the Spanish kings are reputed to have a strong political influence because of their personal relationship with the monarchs, but the realities of their ministry are still largely ignored.This article studies the case... more
""The confessors of the Spanish kings are reputed to have a strong political influence because of their personal relationship with the monarchs, but the realities of their ministry are still largely ignored.This article studies the case of the dominican Luis Aliaga, confessor of Philip III from 1608 to 1621.Protected by the cardinal Javierre,whom he succeeded to the office of king’s confessor,L.Aliaga offers an interesting example of the diversity of the confessor’s activities. Besides the frequent meetings with the king to hear his confession,he acted as the protector of the king’s conscience, through a routine task of adviser concerning the affairs for which he was consulted by the organs of the government,and the participation to various councils and juntas, of finance among others.The insertion in the organs of the government appears to be a particularity of the confessors of the Spanish kings,whereas it was rather infrequent to hold concurrently the most important charges (member of the State council, General Inquisitor) as did L.Aliaga at he end of his career. The king’s confessor was also a real minister of religious affairs. His activity covers especially three fields: the provision of ecclesiastical benefits depending from the royal patronage, the internal affairs of the Spanish Church, and the relations with Rome.Through this work, the king’s confessor acted as a mediator in the conflicts concerning the clergy of Spain,and gave an important contribution to the diplomatic relations with the papacy.Nevertheless,the confessor of Philip III was frequently part of a collective process of advice, for instance in the administration of benefits or in the resolution of the cases of conscience related to the most important state affairs, and he was not powerful enough to modify the political orientation of the Monarchy, even in religious matters.

Key words : Philip III - royal confessor - Luis de Aliaga - dominicans - Inquisition - spanish government - XVIIth century-""
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"El estudio de las relaciones entre las mujeres y la religión en la época moderna se encuadra en el marco de las reformas religiosas, y en particular, de los debates teológicos que tuvieron un impacto sobre la condición de las mujeres.... more
"El estudio de las relaciones entre las mujeres y la religión en la época moderna se encuadra en el marco de las reformas religiosas, y en particular, de los debates teológicos que tuvieron un impacto sobre la condición de las mujeres.
De los conflictos teológicos sobre el carácter sacramental del matrimonio, se siguieron cambios de legislación que afectaron directamente a las mujeres.
En segundo lugar, los reformadores protestantes rechazaron la validez de la vida consagrada mientras, en la Iglesia católica, se reafirmo afirmar su valor y se procedió a la reorganización de la vida conventual. En ambas confesiones, las consecuencias para las monjas fueron dramáticas.
Los debates eclesiológicos plantearon el problema del gobierno y del poder. ¿Era aceptable la participación de las mujeres en la dirección de la Iglesia ? ¿ Que tipo de poder se podía conceder a las mujeres ?
En fin, las evoluciones de la teología mística y los debates internos a la Iglesia católica sobre la gracia y la libertad humana, abrieron más ampliamente a las mujeres el campo de la santidad carismática. ¿ Que legitimidad se debía atribuir a estas experiencias ? En todas estas materias, los debates teóricos conllevaron importantes cambios para las mujeres. El estudio se apoya en ejemplos tomados en Alemana, Inglaterra, Espana, Francia e Italia.
Palabras-claves: mujeres, Iglesia católica, Reforma, matrimonio, conventos, santidad, poder, reinas.

Contenido :
1. En los lazos del matrimonio
Las normas canónicas del matrimonio cristiano.
La desacralización del matrimonio.
El matrimonio entre Iglesia y Estado.
La santidad en el matrimonio.
Los compromisos religiosos de las princesas y reinas.
2. Las esposas de Cristo
Los conventos de mujeres en vísperas de las reformas.
El cierre de los conventos en los países protestantes.
Normas y límites de la reforma conventual.
La clausura, ¿medio de humillación o escuela de humildad ?
3. En las filas de la Iglesia militante
Regir la Iglesia: las reinas.
Gobernar en la Iglesia: las superioras.
Éxitos y peligros de la santidad carismática."
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La place des lectures hagiographiques dans l'éducation religieuse des enfants puis dans la vie spirituelle des religieuses aux 16e et 17e siècles peut être appréhendée à partir des autobiographies féminines. Les vies de saints, notamment... more
La place des lectures hagiographiques dans l'éducation religieuse des enfants puis dans la vie spirituelle des religieuses aux 16e et 17e siècles peut être appréhendée à partir des autobiographies féminines. Les vies de saints, notamment de martyrs, sont lues dès l'enfance dans le cadre familial. Elles font partie d'un programme éducatif qui privilégie les livres de dévotion et qui rejette les livres profanes, romans de chevalerie ou comédies. Sous l'influence des récits hagiographiques, les jeunes filles développent des gestes d'imitation qui doivent cependant s'ajuster aux conceptions courantes de la bienséance et de l'obéissance exigées des femmes. A l'adolescence et à l'âge adulte, le désir d'imitation se porte, chez certaines religieuses, sur les états spirituels extraordinaires décrits dans les Vies de grandes saintes telles que Catherine de Sienne. La production hagiographique se renouvelle, avec les biographies de religieuses mystiques espagnoles du 16e et du début du 17e siècle. A leur tour ces figures influencent les religieuses de la seconde moitié du 17e siècle, mais l'attraction de ce modèle hagiographique est alors de plus en plus contestée.
Histoire de l'utilisation et de la circulation d'objets bénits (chapelets de grains de rosaire notamment), produits par les femmes mystiques en Espagne aux XVIe et XVIIe siècles, et des interventions de l'Inquisition à ce sujet.
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Plan de l'article : I. Le geste et la parole : pédagogie de la sainteté Le milieu familial Les lectures II. Archaïsme et modernité : typologie de la sainteté Le martyre L'érémitisme L'ascétisme pénitentiel et mystique La vie monastique... more
Plan de l'article :
I. Le geste et la parole : pédagogie de la sainteté
Le milieu familial
Les lectures
II. Archaïsme et modernité : typologie de la sainteté
Le martyre
L'érémitisme
L'ascétisme pénitentiel et mystique
La vie monastique
III. Jeux et conduite : mimétique de la sainteté
Le deseo de padecer, ressort de l'action
Jeux profanes et pieux
Un paradoxe : des conduites asociales
Mots clefs :
Erémitisme, ascèse, Carmel, Pères du Désert, Catalina de Cardona
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Le droit de correction est le pouvoir, autrefois reconnu par la loi, d’infliger à autrui des punitions et des châtiments corporels. Sous l’Ancien Régime, le droit de correction se fondait sur la notion de crainte révérencielle, définie... more
Le droit de correction est le pouvoir, autrefois reconnu par la loi, d’infliger à autrui des punitions et des châtiments corporels. Sous l’Ancien Régime, le droit de correction se fondait sur la notion de crainte révérencielle, définie comme le sentiment de respect dû à l’égard de toute personne se trouvant en position d’autorité supérieure, par celle qui se trouvait en position subordonnée : l’épouse devait révérence à son mari, l’enfant à ses parents, de même que l’élève ou le serviteur à son maître, et le moine à son abbé.
La punition corporelle institutionnalisée était le soubassement de l’obligation d’obéissance et de respect envers les supérieurs au sein de la famille, de l’école et du couvent. Comment le droit de correction était-il légitimé, pratiqué, contesté ? Que reste-t-il aujourd’hui de ces représentations de la violence dans la pratiques éducatives ? Comment la justice intervient-elle pour encadrer ou réprimer ce type de violences ? Cette journée d’étude envisagera ces questions dans la longue durée et dans une perspective pluridisciplinaire.
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Key words : Spain, 16th-17th centuries, religious minorities ; Moriscos ; Jews ; forced conversion, expulsion of minorities, canon law, Sisebut, Duns Scot. Mots-clefs : Espagne, XVIe-XVIIe siècles, minorités religieuses, morisques,... more
Key words :
Spain,  16th-17th centuries, religious minorities ; Moriscos ; Jews ; forced conversion, expulsion of minorities, canon law, Sisebut, Duns Scot.

Mots-clefs : Espagne, XVIe-XVIIe siècles, minorités religieuses, morisques, juifs, expulsion de minorités, droit canonique, Sisebut, Duns Scot.

Résumé :
Près de mille ans séparent la conversion forcée des juifs, décrétée par Sisebut au début de son règne, de l’expulsion générale des morisques conduite dans les années 1609 – 1614. Et pourtant ce roi wisigoth, enrôlé au milieu du Moyen Âge dans le débat entre théologiens sur les conversions forcées, semble incarner à lui seul, à la veille de l’expulsion des morisques, un millénaire de relations entre la monarchie espagnole et les minorités non-chrétiennes.
On suivra la figure de Sisebut dans ses permanences et ses métamorphoses, depuis l'élaboration des normes canoniques sur la conversion forcée, jusqu'aux débats des conseillers de Philippe II et de Philippe III dans les années 1580-1608.
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Compte rendu du Workshop "Compelle intrare". On violence and Conversion in the non-european catholic world, Macerata, UNIMC, 3-4 décembre 2015.
Organisateurs : Vincenzo Lavenia, Sabina Pavone, Chiara Petrolini
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About : Maria-Cristina Pitassi, Daniella Solfaroli Camillocci (dir.), Les Modes de la conversion confessionnelle à l’époque moderne. Autobiographie, altérité et construction des identités religieuses (2010) ; Ira Katznelson, Miri Rubin,... more
About : Maria-Cristina Pitassi, Daniella Solfaroli Camillocci (dir.), Les Modes de la conversion confessionnelle à l’époque moderne. Autobiographie, altérité et construction des identités religieuses (2010) ; Ira Katznelson, Miri Rubin, Religious Conversion. History, Experience and Meaning (2014) ; Didier Boisson, Élisabeth Pinto-Mathieu (dir.), La conversion. Textes et réalités (2014).
A propos de : « Lieux de culte, lieux saints dans le judaïsme, le christianisme et l’islam », dossier sous la direction de Dominique Iogna-Prat et Gilles Veinstein, Revue de l’histoire des religions, 4/2005. URL :... more
A propos de :  « Lieux de culte, lieux saints dans le judaïsme, le christianisme et l’islam », dossier sous la direction de Dominique Iogna-Prat et Gilles Veinstein, Revue de l’histoire des religions, 4/2005. URL : http://rhr.revues.org/4210
Review of : Alain Hugon, Philippe IV. Le siècle de Vélazquez, Paris, Payot & Rivages, 2014, 494 p.
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L’affaire Francisca Coronella, connue par une remarquable série de décisions du tribunal de la Rote Romaine émises jusqu’en 1646, affaire complexe et riche en rebondissements, met en jeu des notions majeures du droit canonique concernant... more
L’affaire Francisca Coronella, connue par une remarquable série de décisions du tribunal de la Rote Romaine émises jusqu’en 1646, affaire complexe et riche en rebondissements, met en jeu des notions majeures du droit canonique concernant la validité des vœux de religion : la liberté du consentement, la crainte révérencielle et les formes de contrainte s’exerçant sur les jeunes gens tant dans le cadre familial qu’après l’entrée au couvent, la ratification des vœux, les modalités de purgation de la crainte ou encore les indices permettant de présumer le défaut de consentement.